Je m’appelle Aurélien, je suis né (presque) en hiver 1985 en Picardie, 1 mois avant le crash de Balavoine, 4 mois avant Tchernobyl et 6 mois avant l’accident de Coluche. Mais plutôt que de sombrer dans une morosité précoce, j’ai préféré consacrer une partie de ma vie à la saga Star Wars. On me demande parfois comment est née cette passion dévorante…? Alors que j’aborde ma 40ème année, voici quelques éléments de réponse :
J’ai découvert le Retour du Jedi au rayon téléviseurs du magasin BUT de Saint-Quentin
C’est très tôt, vers l’âge de 4 ans, que mes yeux se sont portés sur les aventures de Luke Skywalker (je prononçais « ski-oual-qué » en tant que novice qui apprend à lire sur le texte déroulant du générique qui s’envolait dans l’espace). A la sortie de l’école maternelle, la maman (Christine) d’une camarade de classe (Emilie) nous gardait chez elle et nous posait devant la télé…J’ai ingurgité des tas de films pour enfants et dessins animés avec une adoration aveugle et enfantine pour les classiques de Disney, comme beaucoup de monde. Mais il y a un film en particulier qui a traversé le jeune cerveau du gosse que j’étais : « L’empire contre-attaque » ! Ce monstre des neiges qui impressionne au début du film. Ces vaisseaux qui filent dans l’espace. Ces espèces de monstres-robots dans la neige… Incroyable. J’avais jamais rien vu de pareil…et c’est normal à 4 ans. On est encore à l’âge de se demander si toutes ces choses existent réellement… »Non mon grand, ça n’existe que dans les films à la télévision… » m’explique Maman. Arf !
La télévision (5 chaines gratuites existaient à l’époque) me permettra de découvrir cette mystérieuse galaxie, là haut dans les étoiles : Et ça tombe bien, au début des années 90, la télé annonce la diffusion prochaine de « la Guerre des Etoiles ». Je reconnais les héros du film vu chez Emilie ainsi que ces soldats (des robots ?) avec une armure blanche. Mon père me l’enregistre et très vite, il a fallu que j’en vois plus. Des bribes, un autre jour, quand avec mon père toujours, on se rend dans un magasin d’électroménager BUT à Saint-Quentin… Et qu’au fond de l’enseigne, au rayon téléviseurs, est diffusé un autre film que j’apprendrai plus tard être « le Retour du Jedi » sur la multitude d’écrans exposés. Je ne veux pas quitter le magasin. C’est trop bien ce qui passe à l’écran !!! Sur tous les écrans du magasin !!! J’en veux plus !!! Donnez-moi plein de cette « Guerre des Etoiles » !!! Sans le savoir, je venais de découvrir la trilogie Star Wars.
J’ai pourtant grandi avec une multitude de héros et références : le club Dorothée évidemment, les Tortues Ninja, Denver, Olive et Tom, les Minikeums, et même les super-dinosaures de Jurassic Park un peu plus tard, etc…mais finalement, rien n’y faisait : la Guerre des Etoiles avait ma préférence. J’ai fini par connaître par cœur les 3 films que je me repassais sans cesse et qui finissaient par user la bande de lecture du magnétoscope (c’est un truc que les plus jeunes ne connaissent pas !) au point que je connaissais à quel moment dans le film l’image abimée sautait…
Bon élève (mon père est instituteur, ma mère est formatrice, ça aide pour les devoirs et les leçons), j’ai eu la chance de baigner dans cet univers fantaisiste de pew-pew, de sabre laser, de vaisseaux spatiaux qui explosent, de groaaaaaaaar (cri de Chewbacca) et autres subtilités sonores et visuelles que m’offrait la saga. Les paysages lunaires ou polaires se prêtaient au développement d’un imaginaire sans limite, et les messages que portaient les films sur les valeurs telles que le courage, l’émancipation, l’audace, résonnaient en mon for intérieur. Comme un besoin de se raccrocher à quelque chose quand la vie apporte son lot de difficultés.
Mais en 1997, j’ai 11 ans, et c’est « l’Edition Spéciale » pour les 20 ans de la saga : George Lucas décide de ressortir ses 3 films en salle avec de nouvelles scènes et des effets spéciaux nettoyés ! Mon père me demande si je veux aller les voir au cinéma et il s’entend pour réponse :
« ça ne sert à rien, je les connais par cœur… »
Je ne trouvais pas l’intérêt à l’époque, d’aller revoir des films en salle que je connaissais par cœur à la maison…à l’inverse de mes camarades qui ne connaissaient pas aussi bien que moi la trilogie et qui, eux, se précipitaient au cinéma…quelle ironie.
Mais l’année 1997, c’est aussi et surtout la sortie massive des jouets de la marque américaine Kenner/Hasbro qui viennent préparer le terrain de la « future trilogie de films qui doit se passer avant »…En réalité, l’expression serait plutôt « inonder les marchés du monde entier et envahir les rayons des magasins de jouets »… Je succombe vite et me voici donc avec ma première figurine : l’Empereur Palpatine ! Et un premier jouet reçu pour Noël : le vaisseau X-Wing modèle « action-fleet » ! Je peux vous dire qu’à cet âge, commencer une petite collection de vaisseaux et de figurines, c’est juste passionnant… Et rapidement, un petit vocable spécifique et anglo-saxon comprenant les termes « loose, vintage, blister, etc… » commence à s’acquérir ! Ma chambre d’ado devient peu à peu un petit musée et dans mon village, mes amis sont toujours sidérés de venir y jeter un coup d’œil…Le Lucasfilm Magazine est alors ma bible d’informations sur le nouveau projet de Lucas qui s’annonce passionnant. Rapidement, l’essor d’Internet décuple encore l’intérêt des nouveaux films à venir !
Des années d’attente récompensées par la Prélogie (1999-2005)
Février 1999, sort sur les écrans de cinéma en France un succès qui fera 9 millions de spectateurs : « Astérix et Obélix contre César », ma mère nous accompagne ma sœur et moi le voir quelques semaines après sa sortie, et là…
Je m’en souviendrai toujours car ce fut une surprise sans nom et sans que je n’y sois préalablement informé, je tombe sur cette bande-annonce diffusée sans m’y être préparé sur l’écran géant de la salle. Ces premiers pas de montures animales chevauchées par une autre créature dans la brume en ouverture de cette vidéo me donnent encore la chair de poule…Le film le plus attendu de l’histoire du Cinéma se dévoile…
Mémorable. Épique. Grandiose. Rythmée. Visuellement incroyable pour l’époque. Astérix est le premier film que je vais donc revoir au cinéma en l’espace de quelques jours seulement…pour le plaisir de revoir cette bande-annonce.
Mais à ce plaisir furtif qu’offrait la bande-annonce, il faut rappeler aussi l’attente infernale qui était imposée à nous, les fans français ! Alors que le film sortait en Mai 1999 aux Etats-Unis et dans quasiment le reste du monde, nous autres irréductibles gaulois devions patienter jusqu’au mois d’Octobre !!! Même la potion magique ne pouvait rien y faire…On ne parlait pas encore de « hype » à l’époque, tout n’était pas encore anglicisé…mais juste « d’attente interminable… » avec une sorte d’excitation, d’impatience, de spéculation et d’emballement qui auraient titillé la quiétude d’un Maitre Jedi…
Une seconde bande annonce est diffusée dans l’émission de TF1, « Exclusif ce soir ». En anglais. Je l’enregistre. Je l’apprends par cœur. J’essaye. Je me passe sans arrêt l’enregistrement sur la VHS. Je commence à comprendre des mots. Je me perfectionne alors en anglais pour la première fois en sachant par cœur une bande annonce de 2 minutes.
Néanmoins, mai 99 arrive et alors que le film est desormais sorti aux USA et dans une grande partie du monde et cartonne sur les écrans, une chose presque impensable arrive à la mi-juin : la sortie du roman du film qui raconte toute l’histoire ! Ici en France ?! Comment est-ce possible ? le film n’est même pas encore sorti chez nous !
Je lis comme jamais je n’ai lu un roman, je l’emporte partout avec moi ce gros pavé de 350 pages ! Comment est-il pensable que le film le plus secret et l’objet d’attente soit là, sous mes yeux, entre mes mains, sous forme de pages reliées ? L’histoire est très portée sur l’intrigue de ce conflit commercial et il y a pas mal de suspense, la narration se prête une nouvelle fois à un imaginaire débordant et novateur par rapport à l’histoire des 3 premiers films que je connaissais par coeur. Je me souviens des descriptions de Tatooine, cette planète désertique aux deux soleils, comme d’un lieu incroyablement riche et tellement plus approfondi de ce que j’en connaissais dans les films. La lecture devient pour la première fois, une vraie échappatoire. Et bien plus fun que ce que je lisais en cours au collège…
Ces deux anecdotes sur la bande-annonce en anglais que j’apprends par cœur pour essayer de comprendre de quoi le film parle et sur le roman que je me mets à lire à la vitesse lumière vont déterminer bien des choses…Car au final, bien plus tard, j’ai intégré une université de langues étrangères après le BAC afin d’y suivre un cursus de DEUG d’Anglais. Et aujourd’hui j’ai plus de 1500 livres Star Wars dans ma collection. Et si tout était parti de ce moment là ? Et si des choix professionnels dans ma vie avaient été éclairés à l’origine et orientés par ma passion pour la saga ? Indéniablement nous subissons tout le temps des influences mais quand ces dernières viennent frapper massivement le cerveau d’un gamin solitaire en l’âge de se construire qui a à peu près l’âge du héros du prochain film, je ne peux qu’en convenir : A l’écran comme dans ma tête d’ado, le personnage d’Anakin Skywalker allait devenir mon meilleur pote imaginaire, Padmé Amidala mon amoureuse, Obi-Wan Kénobi le grand frère que je n’ai jamais eu, et Maître Yoda mon professeur préféré. J’ai grandi avec toutes ces personnes autour de moi. Elles étaient présentes quand ça n’allait pas fort moralement ou que je me sentais seul, elles étaient là aussi quand j’étais heureux et fier de moi-même. Enfin, j’ai compris que d’une certaine manière, elles seraient toujours là, que cet universe était bien vaste et qu’il y aurait de la place pour d’autres amis imaginaires à un moment ou un autre…
Octobre 1999 : fin de l’attente interminable…ce fut ce 13 octobre 1999, ma première « Premiere » au cinéma le Carillon de Saint-Quentin avec mon père.
L’image est magnifique. Les effets spéciaux novateurs sont impressionnants. La musique de John Williams est sublime à l’écran. Le scénario est…on s’en fout du scénario non ? Je n’ai jamais été déçu par ce film, il m’a procuré des émotions puissantes et répondu aux attentes qu’un gamin est en droit d’attendre : de l’émerveillement. L’attente valait le coup. Je l’ai vu 7 fois en salle…7 fois…mon père (plus d’une fois…il a adoré aussi !), ma mère, en amenant ma soeur, mon jeune cousin, etc…
L’impact que ce film eut sur ma génération et moi-même fut assez considérable, il faut le dire. En classe, à la récré, à l’entrainement de foot, durant les premières sorties entre amis : ça parle beaucoup de Star Wars pendant quelques semaines. A la fois du film mais aussi du jeu-vidéo sur PC qui cartonne ! Quel évènement ! Les vêtements « star wars » sont même à la mode ! Le marketing tourne à plein régime. Avant que, comme tout phénomène, ça se tasse un peu. Mais pas pour moi. Moi, j’ai continué…
Ma collection de figurines d’abord, mais aussi de tout produit dérivé estampillé Star Wars quel qu’il soit, prit de plus en plus d’ampleur et ma famille comprend l’épanouissement que me procure chacun de leurs achats et cadeaux venant agrémenter les étagères de ma chambre d’adolescent. Je profite de l’article pour les en remercier, ainsi que toutes les personnes proches ou lointaines, qui m’ont offert à un moment un objet Star Wars (j’aurais énormément d’anecdotes à ce sujet à raconter d’ailleurs !).
Je crois que c’est à cette époque d’adolescent où ma passion a aussi pris une nouvelle dimension et où mes intérêts se sont concentrés sur la saga : difficile de passer à autre chose. Je ne me suis même pas d’ailleurs posé la question de savoir si les nouveaux films étaient bons ou mauvais : j’accueillais les films Star Wars II (2002) et III (2005) comme un nouveau membre d’une famille, d’un morceau de ce grand récit, d’un ensemble en soi…Ca ne veut pas dire que j’apprécie bêtement tout ce qui sortait mais que je considère chaque récit comme ayant sa place au sein de l’histoire. Et c’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui même si l’époque a bien changé.
A l’adolescence, j’ai aussi développé une véritable passion pour toutes les musiques de films au point que si je devais aujourd’hui participer à un blind-test sur ce thème là, je finirais très certainement en très bonne place. Je passe des heures à me laisser transporter par les thèmes de John Williams qui agrémentent mes aventures avec mes amis imaginaires…
Ensuite, la communauté, les « potes star wars » mais en chair et en os. Je participe à ma première convention de fans, ces grands rassemblements où se mêlent artistes, acteurs, vendeurs de produits dérivés, et tout un tas de fans de 7 à 77 ans qui, pour certains, sont costumés. Je redécouvre Paris et je vois la première fois l’Arc de Triomphe vers 17 ans, pour cet unique rendez-vous des fans français Avenue Wagram. Mon tout premier autographe Star Wars ? Steve Sansweet ! Le responsable des relations publiques à Lucasfilm et surtout…le plus gros collectionneur au monde ! J’aime cette ambiance qui permet de prolonger les films. On y découvre l’envers des décors, on peut échanger avec des acteurs (en anglais of course). Et faire exploser la carte bleue de tes parents…avec modération.

L’essor d’internet ouvre des possibilités incroyables pour accéder à de nouvelles sources d’information concernant les prochains films et le site officiel www.starwars.com a un temps d’avance, George Lucas souhaitant utiliser au maximum cette nouvelle plateforme de communication. Je participe à l’époque au forum du premier site français AnakinWeb.com (renommé depuis planete-starwars.com) et devient même durant quelques mois « rédacteur d’actualité ». Chaque soir, je me connecte sur les fils de discussion et sur « le tchat », sorte de réseau social avant l’heure où l’on peut échanger et nouer des liens amicaux avec des personnes qui partagent la même passion que vous. Et que vous rencontrez ensuite par la suite « en vrai » à la convention suivante ! AnakinWeb, c’était avec StarWars-Universe ou Sithclan au Quebec, mon rendez-vous quotidien avec le web star wars francophone et une source d’info sans commune mesure !
Les années creuses jusqu’à Mickey
Mon BAC en poche, je poursuis d’abord mes études pour faire, comme écrit précédemment, un DEUG d’Anglais vers Amiens donc, puis une licence de Géographie l’année suivante à Lille : A travers AnakinWeb, je fais la rencontre d’autres fans lillois (shopping dans les boutiques de figurines/comics, jeux de laser-game, et même une petite animation commerciale pour la sortie du DVD d’Episode III en 2005). Je multiplie alors les conventions et les rencontres avec les acteurs et ma collection ne cesse de s’agrandir. Vivant dans une chambre du CROUS d’une superficie de 9m² à Lille qui ne pouvait pas stocker grand chose (vous savez, les sanitaires et douches en commun, les odeurs de cuisine du monde, les couloirs métissés, et la bourse sur critère sociaux qui tombe à la fin du mois !), c’est évidemment le grenier de mon père qui accueille mes trouvailles lilloises quand je rentre certains weekends…trouvailles qui se multiplient évidemment pendant la Braderie !
A l’époque, je fais aussi des rencontres amoureuses et force est de constater que les cohabitations entre mes conjointes et ma passion envahissante et couteuse durant mes années étudiantes se sont plutôt bien passées. De mon point de vue, ça va de soi ah ah !
Plus sérieusement, j’ai toujours eu la chance de rencontrer, jusqu’à aujourd’hui, des demoiselles plutôt compréhensives et je pourrais même me vanter d’avoir transmis mon attrait pour la Force à ma conjointe actuelle, qui a vibré devant le destin tragique d’Anakin, s’est passionnée pour le message politique d’Andor, et qui découvre chaque nouvelle série avec un certain intérêt !
D’ailleurs je fais une parenthèse dans le temps pour évoquer mes relations avec les femmes : toutes furent étonnement assez réceptives à ma passion, il faut bien l’avouer ! Une anecdote, c’est quand je fais découvrir mon appartement à la personne nouvellement aimée et que découvrant mon habitat…elle tombe sur mes autographes accrochés au mur, sur mes quelques figurines en haut de l’étagère, ou mes bouquins qui débordent de mes bibliothèques, qu’elle lève les yeux au ciel et qu’elle me dit… »on dirait la chambre de mon fils…voire celle de mon père… ». Quoi ? ton fils…et ton père sont aussi fans de Star Wars ?!?! Banco… Vous vous doutez bien que ça n’a pas duré, on ne peut pas vivre éternellement dans un rêve avec un tel alignement de planètes ahah !
Mes petits cousins / filleuls ont aussi été initiés lorsqu’ils étaient plus jeunes, et ce fut un plaisir de partager Star Wars avec eux, même s’ils évoluent déjà dans un monde où l’hologramme et le robot n’impressionnent plus vraiment les ados et où les multiples licences Disney ont bien investi les écrans, les cinémas…et les plateformes de streaming désormais car on entre dans une période où les salles obscures semblent un peu moins fréquentées qu’à mon époque.
Mes études m’emmènent à un Master en Aménagement, Urbanisme et Développement des Territoires puis une première année d’Ecole Doctorale avant que je ne sois finalement embauché par le service public (une vocation) pour bosser pour le Conseil Régional du Nord-Pas de Calais. Quelques années et contrats plus tard, en 2012, j’arrive à la Mairie de Tourcoing que je ne quitte plus, l’année suivante j’obtiens mon concours d’Attaché Territorial et deviens « chef de projet urbanisme ».
Puis Disney annonce le rachat de la saga et la production de nouveaux films.
Moi qui avait comblé des années de vache-maigre depuis la sortie de l’Episode III en 2005 en lisant des tonnes de romans et bande-dessinées Star Wars, on m’annonce que tout l’Univers Etendu autour des films est purement et simplement « effacé » dans l’histoire, pour être remplacé par les nouvelles productions à venir. Dur ! Mais aussi emballant finalement…car une vraie attente de l’évènement s’organise et Disney aime bien faire monter la pression…
Univers Etendu effacé certes…mais il y a quelque chose qui ne s’effacera jamais cependant, c’est le tatouage que je me fais faire sur l’avant-bras gauche et qui représente, au delà du message écrit en aurebesh (l’alphabet SW) et du logo de la Rebellion, mon appartenance aux fans marqués jusque dans leur chair.
Dans le cadre de la sortie évènement de l’Episode VII (2015) et parce que je suis tout de même actif sur les réseaux sociaux, la presse locale s’intéresse à ma passion et je fais l’objet de quelques apparitions dans le journal Voix du Nord / Nord-Eclair. J’ouvre également une page Facebook et un compte Twitter pour marquer l’évènement et réunir les fans locaux sur les réseaux sociaux. Je suis invité à participer aux avant-premières des nouveaux films au Grand Rex à Paris et en 2016 je me rends à Londres pour ma première Star Wars Celebration, le plus grand évènement mondial où les annonces et acteurs s’enchainent sur les différentes scènes de l’Excel London. Je réitérerai d’ailleurs l’expérience londonienne quelques années plus tard (2023). Ce weekend à Londres m’aura aussi permis de découvrir les Studios Harry Potter de Leavesden, lieu où fut tourné la Menace Fantôme !

Doit-on parler de l’attente interminable (bis !) et de ma découverte de la postlogie Star Wars entre 2015 et 2019 ? Pas vraiment… la même « hype » oui…mais les films sont un peu plus…laborieux. Donc je ne m’attarderai pas sur ça, si ce n’est qu’ils me parlent un peu moins. Appréciés…mais moins.
Les voyages pour poursuivre l’immersion…et Disney+ qui débarque !
2019, après un énième tournant amoureux, besoin de souffler et j’entreprends alors mon premier voyage en solo en Tunisie pour aller découvrir les décors de la saga, et pour rencontrer les habitants du désert du Sahara ! Un rêve de gosse. Ce voyage m’aura fait du bien à tous les niveaux et m’aura surtout permis de m’intéresser davantage à l’envers du décor et à la façon dont les œuvres de ma saga préférée sont fabriquées. J’écris un très long article sur le blog de Médiapart qui revient sur mon expérience en y mêlant mon regard de géographe parti à l’aventure sans forcément trop de préparation, à la manière dont les premiers anthropologues/ethnologues (deux de mes matières préférées à la fac de géo !) narraient la logistique de leur voyage et leurs rencontres locales.
Cette aventure en solitaire me changera en ce qu’elle m’a permis de réaliser ce retour en enfance et redevenir pour quelques secondes le Luke Skywalker qui fixait le coucher des soleils jumeaux sur le désert de Tatooine…Vraiment une sensation particulière. Magique.
Mais aussi dans ma confiance et facilité pour gérer les imprévus à l’étranger et me familiariser avec les voyages. Sans ce premier voyage inaugural, je n’aurais pas envisagé les autres qui ont suivi, ni ouvert ce site. Et je sais déjà en revenant du désert que ce ne sera que le premier d’une longue série !


A 39 ans, j’ai voyagé dans plus de 20 pays sur 4 continents, souvent pour découvrir les lieux de tournage que je repère moi-même grâce, notamment, aux outils cartographiques et aux imageries aériennes que j’étudie et que je mets en interface avec les images des films. J’ai comme projet de rendre public la carte la plus élaborée et précise des lieux de tournages Star Wars. Çà sortira en 2025 et promis, il y aura des lieux inédits et jamais répertoriés avant !
Et la suite ?
Je ne sais pas où ma passion me mènera, comme tous les passionnés du monde entier avec qui je nouais d’abord des liens sur internet puis que je rencontre ensuite lors des évènements et qui deviennent ensuite des amis… mais je ne serais pas le même sans cette saga, et je n’aurais pas non plus noué ces relations. Saga qui, elle aussi, aura bien changé au fil des années.
J’aspire donc à poursuivre mes voyages vers ces lieux de tournage d’une part et à continuer ces habitants des contrées…mais aussi de pouvoir présenter mon travail de recherche et photographique à travers ce blog…mais aussi et pourquoi pas au sein des salons et conventions. On m’a donné la possibilité de me jeter dans le grand bain en novembre 2024 lors du salon Chtar Wars 4 à Boulogne sur Mer où j’ai pu monter sur scène aux côtés de Gilles Capelle pour échanger autour de quelques idées et exposer des clichés de mes voyages récents.
J’aspire aussi à échanger avec les fans de partout, mais je ne fais pas pour autant de prosélytisme pour ma saga. Par exemple, ma meilleure amie depuis bientôt 25 ans n’a surement jamais du voir un film entier de la saga…en tout cas pas avec moi et ce n’est même pas un sujet de discussion avec elle ! Par contre, pour celles et ceux qui connaissent mon intérêt pour Star Wars, ils ne peuvent s’empêcher de venir vers moi quand ils tombent sur une info à la télé, ou qu’un produit estampillé Star Wars qu’ils ont vu au supermarché.
J’ai même, il faut le reconnaitre, une certaine aversion à l’égard de l’image qu’on veut bien facilement attribuer (mais qui est parfois réelle) aux fans de la saga, ou tout au moins à tous ces passionnés qu’on qualifie un peu trop vite d’immatures, d’ « adulescents », de geeks/nerds, et autres sobriquets peu flatteurs…
Même si je comprends parfaitement les regards qui sont parfois portés sur les membres de la communauté, je considère aussi que « les gens passionnés sont les plus passionnants » et sont des sortes d’aimants ou bien, à contrario, des repoussoirs, mais qui ne laissent que très rarement indifférents. Par exemple, moi, j’ai du mal à bien discerner le monde des cosplayers et des difficultés à comprendre les motivations de certains dans ce domaine…Et pourtant, je suis le premier à reconnaitre la beauté de certains costumes et accessoires, à vouloir poser en photo avec d’autres, et je suis bien évidemment reconnaissant du soutien et de l’implication de ce milieu auprès d’œuvres de charité ou d’enfants hospitalisés ! Mais ce monde là ne m’attire pas.

Ces dernières années, à l’image d’une société à la fois plus individualiste mais aussi ironiquement et de manière contradictoire, plus communautariste donc inter-connectée, je constate un éclatement relatif de la communauté Star Wars sur internet. Sur internet uniquement, car dans les conventions, c’est l’inverse, j’ai l’impression de faire partie « d’une grande famille » où les sourires, la bonne ambiance et le tutoiement avec l’inconnu sont de rigueur. Sur internet les sections « commentaires » se transforment parfois en défouloir, les « avis » en rage et, toujours d’une manière paradoxale, communiquer peut paraitre parfois délicat alors que ça n’a jamais été aussi facile techniquement. La frustration des vies se répercute, et s’exprime sans retenue comme on peut le voir trop souvent dans les tribunes de football ou au feu rouge au volant. Les invectives se multiplient et la magie des productions se noie dans ce marasme où s’ingurgitent difficilement les « c’étaient mieux avant ! » ou plus récemment « c’est woke ! »…bref…le commentaire juste pour commenter, dénué de fond, d’argumentation travaillée, de réflexion sur la durée, de recul. Révélateur de bien trop de choses négatives. Alors, il faut trier. D’une nature optimiste et confiante, l’âge et l’expérience aidant aussi, j’avoue avoir délaissé la communication sur les plateformes au profit de ces articles qui peuvent être longs à lire (et à écrire), mais qui sont plus propices à la réflexion plus posée.
Les gouts et les couleurs ne se discutent pas dit-on…ce qui peut se discuter par contre, c’est l’approche qu’on en a et l’usage qui en est fait…Mais comme je n’ai pas l’habitude de me cacher derrière un écran, un pseudo ou même ce site web, n’hésitez pas à me contacter pour tout échange :
le nom : Aurélien WERY
le téléphone : 06.68.10.02.88
le mail : contact@starwarsboardingpass.com
les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram
J’ai évidemment bien d’autres passions parfois très prenantes : mon métier d’urbaniste pour commencer, et tout ce qui a attrait à la géographie humaine et urbaine, mon domaine de spécialité. Je ne peux dissocier cet intérêt de mon parcours au sein du service public qui est une véritable vocation, mais aussi de toutes les luttes en faveur de l’environnement, des droits de l’homme et de la femme, des travailleurs, ou encore contre la corruption que j’ai pu porter ou accompagner au sein de différentes structures dans le passé : mouvement de jeunesse ou parti politique, association, syndicat, etc…Je suis quelqu’un qui n’a pas peur de s’engager dans ce qu’il entreprend. En cela, mes excursions pour retrouver les lieux de tournage seul dans le désert ou en montagne gonflent ma confiance et me permettent d’aller, quand je le juge nécessaire, sur des terrains où les conflits de toute nature peuvent se présenter. Qu’ils s’agissait d’occuper un amphi, de me rendre à une « ZAD » anti-aéroport ou pour un autre projet écocide, dans des « campements » de personnes migrantes, ou plus récemment de me rendre en Pologne porter assistance aux réfugiés de la guerre d’Ukraine un mois après le début de l’invasion russe, j’ai pu voir une petite partie de la misère humaine et tenter d’apporter ma contribution pour l’atténuer. J’ai rencontré des gens qui résistent au quotidien, souvent pour les autres et qui donnent sans compter. Par contre, je n’ai jamais eu une grande gueule, même si j’aime les débats animés. Je suis beaucoup plus efficace dans l’action discrète. Davantage Lonni Jung que Saw Gerrera, comprenne qui pourra !
Toute autre passion et occupation bien différente : Il m’arrive de m’intéresser de près au patrimoine architectural, urbain, social, paysager et industriel de la métropole lilloise qu’il m’arrive de faire visiter aux Journées Européennes du Patrimoine. Dans la même veine locale, je suis un fidèle supporter du Racing Club de Lens, équipe de football chère à ma région des Hauts-de-France, qui porte fièrement les valeurs d’abnégation et de travail transmises par le peuple minier, mais je soutiens aussi le sport sous tous ses formats. Musicalement, en dehors des compositions de films, je suis un gainsbourien dans l’âme, mais je cultive aussi une passion pour les textes et compos du rappeur Eminem. Au cinéma je peux autant aimer les films d’action que les films d’auteur. Je n’aime pas les films d’horreur et je n’ai jamais compris, outre la montée d’adrénaline, quel est le but de s’infliger autant de frayeurs imaginaires si ce n’est vouloir devenir parano ! Comprends pas… 😀
Pour finir, j’aimerais juste dire, après un long article pour l’écrire… : j’aime les choses simples. Et terminer sur un merci à tous mes amis, mes proches et à ceux qui vont le devenir, pour composer avec moi autour de cette passion qu’est la saga Star Wars.
« Special Thanks to George Lucas »
A très bientôt, sur ce site ou ailleurs…et Que la Force soit avec Vous !

Mon « portrait chinois » à la sauce Star Wars :
Si j’étais un objet, je serais un sabre laser de couleur bleue évidemment
Si j’étais une période, je serais celle de la Guerre des Clones
Si j’étais une espèce extra-terrestre, je serais un wookiee !
Si j’étais un personnage, je serais Cassian Andor
Si j’étais un roman de l’univers Legends, je serais « Dark Plagueis » ou « L’Aube des Jedi ».
Si j’étais un roman de l’univers Canon, je serais « La Lumière des Jedi »
Si j’étais un film, je serais Episode VI : Le Retour du Jedi
Si j’étais une série TV, je serais « Andor »
Si j’étais une série animée, je serais « The Clone Wars »
Si j’étais un endroit, je serais les niveaux intermédiaires de Coruscant
Si j’étais un lieu de tournage, je serais le désert de Jandia aux Canaries
Si j’étais une devise, je serais « F*** the Empire ! »
Si j’étais un bruit, je serais le moteur du Faucon Millenium
Si j’étais un passage musical, je serais La Bataille de Hoth suivie du champ d’astéroïdes
Si j’étais un thème musical, je serais le thème de la Force ou celui de Yoda
Si j’étais une planète, je serais Coruscant
Si j’étais un vêtement, je serais l’armure mandalorienne de Din Djarin
Si j’étais une pièce à vivre, je serais l’appartement de Mon Mothma vu dans Andor
Si j’étais un vaisseau, je serais le Home One
Si j’étais un véhicule terrestre, je serais un TB-TT
Si j’étais un chasseur, je serais le Naboo N-1
Et si Star Wars n’avait pas existé…je serais…fan du Seigneur des Anneaux ? 😀













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